Accompagner la “mue écologique des musées” en visant la sobriété numérique

Début août, un article du Monde montrait comment les musées français sont en train d’opérer leur mue écologique. Il faut dire que l’empreinte du secteur de la culture n’est pas neutre : un grand musée français émet par exemple environ 9.000 tonnes de CO2 par an, soit environ l’empreinte annuelle de 800 Français, selon le collectif Les Augures, spécialisé dans la transition écologique des acteurs culturels.

Expérience de suppression des fluides à la Maison des Arts de Malakoff, mise en place de recycleries à Pantin, Marseille ou Bordeaux, fermeture d’une grande verrière au Palais de Tokyo, à Paris : les exemples montrant une réelle dynamique au sein des institutions culturelles ne manquent pas. 

Parmi les efforts évoqués figure aussi la réduction de l’empreinte carbone indirecte, celle qui est générée par les visiteurs pour se rendre sur site ou par les prestataires de ces musées. En tant que fournisseur de contenus et de solutions technologiques, nous cherchons la meilleure manière de faire baisser l’empreinte carbone du secteur, en nous engageant dans la voie de la sobriété numérique.  

Se former à de nouvelles pratiques numériques

Largement documenté par The Shift project notamment, le numérique pèserait en effet  4% des émissions totale de gaz à effet de serre. Et le secteur de la culture est directement concerné : l'augmentation des usages et l'émergence de nouvelles technologies telles que les écrans tactiles, la 8K et la réalité virtuelle impactent directement son empreinte carbone. 

Chez Alto, nous considérons que la sobriété numérique est un vrai levier pour limiter notre empreinte carbone. Nous nous sommes ainsi récemment engagé.es dans la démarche de formation The Good Manager, soutenue par l’agence Erasmus +. Pensée comme une série de recommandations et de guides pratiques, elle a pour objectif d’amener les acteurs du numérique à diminuer l'impact environnemental de leurs produits et solutions. Parmi les axes de réflexion que nous commençons à appliquer, on peut citer le fait de privilégier le format audio au détriment du format vidéo, d’identifier des solutions d'hébergement plus éco-responsables ou d’éviter les contenus énergivores. 

Vers une approche plus sobre de la gestion de nos matériels

Au-delà des contenus, nous apportons une grande attention à l’usage de nos supports. Nous avons ainsi toujours banni le recours à des appareils jetables. Nous mettons également en place des techniques de reconditionnement du matériel. Enfin, nous portons une attention particulière à limiter le renouvellement de nos audioguides, en menant des actions pour limiter la perte et sécuriser les appareils. 

Et d’autres pistes sont également à l’étude, telle que la maîtrise des modes de livraison de nos équipements, pour nous engager à notre échelle vers une écologie appliquée à la culture que le collectif Les Augures appelle de ses vœux.

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